
Le roi du reggae n’est plus. L’artiste jamaïcain Jimmy Cliff est mort à l’âge de 81 ans, a annoncé, lundi 24 novembre, son épouse dans un post Instagram sur le compte officiel de l’artiste.
« C’est avec une profonde tristesse que je vous annonce le décès de mon mari, Jimmy Cliff, en raison d’une attaque suivie d’une pneumonie », écrit son épouse sur le réseau social. « Je suis reconnaissante envers sa famille, ses amis, ses collègues artistes et ses collaborateurs qui l’ont accompagné tout au long de son parcours. À tous ses fans à travers le monde, sachez que votre soutien a été sa force durant toute sa carrière », poursuit-elle.
Devenue une star mondiale à la fin des années 1960 grâce notamment à Many Rivers to Cross et Wonderful World, Beautiful People, Jimmy Cliff avait confirmé son succès dans les décennies suivantes, grâce notamment à Reggae Night. Sa reprise de I Can See Clearly Now, musique du film Rasta Rockett, lui avait permis de se faire connaître auprès d’une nouvelle génération. Son dernier album, Refugees, en 2022, visait à mettre en lumière le destin des populations contraintes à l’exil.
Il avait été le second artiste de reggae après Bob Marley, qu’il avait contribué à lancer, à être intronisé au Rock’n’roll Hall of Fame.
« Jimmy Cliff est un paradoxe de la musique jamaïcaine. Reconnu dès sa période ska, premier artiste de reggae à signer pour Island, acteur et chanteur (…), auteur de multiples tubes planétaires, star en Amérique latine et en Afrique« , il est aussi resté « un mal aimé du public reggae à cause de son image variété, grand public et son côté star très assumé, loin de l’imagerie rasta – il ne l’est d’ailleurs pas – habituelle« , écrit sur son site le label Universal France.
Le Premier ministre de la Jamaïque, Andrew Holness, lui a rendu hommage, déclarant que la nation insulaire « marquait une pause » pour honorer Cliff, « un véritable géant culturel dont la musique a porté le cœur de notre nation au monde« .






