Le parquet a annoncé ce samedi 24 octobre que les deux suspects dans l’enquête sur l’incendie de la mairie de Limoges (Haute-Vienne) le 17 octobre dernier ont été mis en examen et placés en détention provisoire.
Une nouvelle avancée dans cette affaire qui a choqué la France entière. Les deux suspects principaux dans l’incendie de la mairie de Limoges (Haute-Vienne) ont été mis en examen et placés en détention provisoire, a annoncé ce samedi 24 octobre le parquet.
Les deux mis en cause, âgés de 34 et 66 ans, ont été interpellés lundi et jeudi. Ils sont mis en examen pour «destruction en bande organisée d’un bien par moyen dangereux pour les personnes» mais également pour «tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique», le maire et d’autres personnes étant présents au sein de l’édifice au moment des faits.
Une appartenance présumée à l'ultragauche
Originaire de Creuse, le suspect de 34 ans est fiché S pour son appartenance présumée à l'ultragauche radicale et est connu pour des violences sur un policier lors d'une manifestation passée dans la Creuse.
Le maire LR de Limoges, Guillaume Guérin, avait qualifié le trentenaire de probable «cerveau» de l'opération, tout en pointant du doigt «l'ultragauche, celle qui vit pour partie repliée sur le plateau de Millevaches», une région située entre la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne.
Les deux hommes sont accusés d’avoir participé à l’allumage du feu qui a ravagé l’Hôtel de Ville lors des manifestations contre la vie chère qui ont rassemblé 5.000 personnes à Limoges le 17 octobre dernier. Lors du défilé, des éléments radicaux ont brisé les vitres de la mairie, avant d’y pénétrer et d’y mettre le feu.