En Martinique, un homme a été condamné à une peine de douze mois de prison, dont huit ferme, ce lundi 26 octobre. L’individu avait notamment écrit sur les réseaux sociaux, et après l’attentat raciste de Trappes (Yvelines), qu’il fallait «plus de Kévin».
Ce lundi 26 octobre, un certain Patrick M. a comparu devant la justice en Martinique. Jugé pour apologie du terrorisme, à la suite de messages publiés sur les réseaux sociaux après l’attaque terroriste à caractère raciste survenue à Trappes et à la Verrière, il a été condamné à douze mois de prison, dont huit ferme.
Les faits qui lui sont reprochés sont survenus vendredi, soit quelques heures seulement après que Kévin T. avait ouvert le feu sur plusieurs passants dans différents endroits de Trappes et de la Verrière, tuant Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans d’origine africaine, et blessant plusieurs autres personnes, dont une jeune fille de 12 ans.
Sur le réseau social Facebook, Patrick M. avait alors écrit qu’il fallait «plus de Kévin» et que «le grand nettoyage» allait commencer. Lors de sa comparution devant la justice, le prévenu a assuré avoir fait référence à des «casseurs» et des «pilleurs» dans ses publications. Il a estimé qu’il était opposé à la violence.
Une «attaque à l'humanité»
Ces arguments n’ont pas convaincu le procureur. Ce dernier a en effet déclaré pendant ses réquisitions que les propos tenus par Patrick M. «ne prêtent pas à confusion et s’inscrivent dans un contexte». Il a qualifié ces publications d’«attaque à l’humanité», rappelant que la liberté d’expression connaissait des limites.
Condamné à douze mois de prison, dont huit ferme, Patrick M. pourrait effectuer la partie ferme de la peine sous bracelet électronique. L’homme, qui réside sur l’île depuis quatorze ans, a également écopé d’une interdiction de séjour en Martinique pendant trois ans, d’un suivi sociojudiciaire de même durée et d’une privation de ses droits civiques pendant dix ans. Il a également interdiction d’utiliser les réseaux sociaux pendant six mois. Une obligation de soins lui a été imposée.
Le tribunal a également accordé 1.000 euros de dommages et intérêts à chacune de trois associations constituées parties civiles, ainsi qu’un euro symbolique à plusieurs personnes physiques.
![Olivier Christen a également annoncé qu'outre les cinq personnes blessées, huit autres ont été directement visées par les tirs. [Ludovic MARIN / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/000_d4gw7db-taille1200_6adf94629f794.jpg?h=f692311e&itok=iChZsbKc)