Plusieurs vols commerciaux en Europe ont été visés mardi 3 novembre par des alertes à la bombe qui se sont révélées fausses, selon les autorités des pays concernés. Au moins quatre alertes ont concerné des vols de la compagnie irlandaise Ryanair : un reliant Manchester à Murcie, un Lisbonne-Rome, un Dublin-Rome et un Dublin-Sofia. Sollicitée par l'AFP, Ryanair n'a pas immédiatement réagi à ces informations.
Deux vols à destination de Varsovie – un de la compagnie scandinave SAS en provenance de Copenhague et un autre de la compagnie polonaise LOT au départ de Londres-Heathrow – ont aussi été ciblés, ainsi qu'un vol Wizz Air reliant Bergame à Sofia. La police britannique dit avoir été informée de "menaces" ayant visé mardi matin "quatre avions devant décoller ou atterrir à l'aéroport d'Heathrow", ainsi que d'une alerte ayant ciblé un avion à Manchester, sans détailler de quels vols il s'agissait. Tous les avions ont été inspectés à l'atterrissage, sans qu'aucun engin suspect ne soit découvert. Ces incidents surviennent au lendemain d'une alerte sur un vol Wizz Air au départ de l'aéroport de Luton en Angleterre et à destination de Sofia, qui a dû atterrir en urgence à Budapest, escorté par deux avions de chasse hongrois.
Mardi, deux vols Ryanair ont fait l'objet d'opérations de déminage à leur arrivée à Rome-Fiumicino après "un signalement anonyme concernant une alerte à la bombe présumée", selon un porte-parole des Aéroports de Rome. Un vol SAS reliant Copenhague à l'aéroport Chopin de Varsovie a aussi été soumis à des contrôles de sécurité après son atterrissage, à la suite d'"informations sur la présence d'un objet dangereux à bord de l'appareil", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'aéroport, Piotr Rudzki. Deux avions à destination de Sofia ont aussi été inspectés pour les mêmes raisons, selon les autorités bulgares : un vol Wizz Air en provenance de Bergame à son atterrissage, ainsi qu'un vol Ryanair en provenance de Dublin. Là encore, aucun engin suspect n'a été retrouvé.