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    <title>ROC FM - L'essentiel de la musique - RSS Artistes</title>
    <description>ROC FM - L'essentiel de la musique - RSS Artistes</description>
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      <title>Daniel Balavoine</title>
      <description><![CDATA[Daniel Balavoine ([d...]]></description>
      <pubDate>Mon, 31 Aug 2026 18:36:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Daniel Balavoine</b> (<span title="Alphabet phon&eacute;tique international">[<span title="[d] en fran&ccedil;ais &laquo; d &raquo; dans &laquo; doux &raquo; ; ailleurs avec la langue un peu plus en arri&egrave;re.">d</span><span title="[a] &laquo; a &raquo; dans &laquo; patte &raquo;.">a</span><span title="[n] en fran&ccedil;ais &laquo; n &raquo; dans &laquo; nous &raquo; ; ailleurs avec la langue un peu plus en arri&egrave;re.">n</span><span title="[j] &laquo; y &raquo; dans &laquo; payer &raquo;, &laquo; ill &raquo; dans &laquo; Versailles &raquo;.">j</span><span title="[ɛ] &laquo; &egrave; &raquo; dans &laquo; m&egrave;re &raquo;.">ɛ</span><span title="[l] &laquo; l &raquo; dans &laquo; loup &raquo;.">l</span> <span title="[b] &laquo; b &raquo; dans &laquo; beau &raquo;.">b</span><span title="[a] &laquo; a &raquo; dans &laquo; patte &raquo;.">a</span><span title="[l] &laquo; l &raquo; dans &laquo; loup &raquo;.">l</span><span title="[a] &laquo; a &raquo; dans &laquo; patte &raquo;.">a</span><span title="[v] &laquo; v &raquo; dans &laquo; vous &raquo;.">v</span><span title="[w] &laquo; w &raquo; dans &laquo; web &raquo;, &laquo; ou &raquo; dans &laquo; oui &raquo;.">w</span><span title="[a] &laquo; a &raquo; dans &laquo; patte &raquo;.">a</span><span title="[n] en fran&ccedil;ais &laquo; n &raquo; dans &laquo; nous &raquo; ; ailleurs avec la langue un peu plus en arri&egrave;re.">n</span>]</span>), n&eacute; le <time class="nowrap bday" datetime="1952-02-05" data-sort-value="1952-02-05">5 f&eacute;vrier 1952</time> &agrave; Alen&ccedil;on (Orne) et mort le <time class="nowrap dday" datetime="1986-01-14" data-sort-value="1986-01-14">14 janvier 1986</time> aux environs de Gourma-Rharous (Mali), est un auteur-compositeur-interpr&egrave;te et musicien fran&ccedil;ais.</p>
<p>D&eacute;butant &agrave; la fin des ann&eacute;es 1960 comme chanteur de bal &agrave; Pau, il reprend Bob Dylan, avant d'int&eacute;grer de multiples groupes de rock o&ugrave; il signe ses premi&egrave;res compositions. Il se lance en solo en 1973, tr&egrave;s inspir&eacute; par le rock progressif d'Outre-Manche (Genesis, Supertramp ou Queen).</p>
<p>Port&eacute; par sa tessiture haute et ses vocalises, &agrave; mi-chemin entre op&eacute;ra et hard-rock, Balavoine se fait finalement conna&icirc;tre en 1978 avec son troisi&egrave;me album <i>Le Chanteur</i> et son r&ocirc;le de Johnny Rockfort dans l'op&eacute;ra-rock <i>Starmania</i> de Michel Berger et Luc Plamondon. Durant huit ans, il accumule les succ&egrave;s tout en faisant &eacute;voluer sa musique durant les ann&eacute;es 1980 vers un son pop-rock de plus en plus exp&eacute;rimental, voire novateur, par sa large utilisation des synth&eacute;tiseurs et de la MAO. &Agrave; sa mort, le chanteur d&eacute;sireux d'entamer une carri&egrave;re internationale &eacute;tait sur le point de partir pour Londres fonder un groupe anglophone. En dix ans de carri&egrave;re et huit albums, Daniel Balavoine a &eacute;crit et compos&eacute; plus d'une centaine de titres et demeure l'un des artistes francophones les plus populaires, gr&acirc;ce &agrave; de nombreux tubes comme <i>Mon fils ma bataille</i> (1980), <i>La vie ne m'apprend rien</i> (1980), <i>Tous les cris les SOS</i> (1985) ou encore <i>L'Aziza</i> (1985).</p>
<p>Il est aussi c&eacute;l&egrave;bre pour ses textes engag&eacute;s et ses prises de position publiques. Invit&eacute; r&eacute;current des m&eacute;dias pour son aura de pol&eacute;miste, Daniel Balavoine n'h&eacute;site pas &agrave; interpeller le monde politique dans des interventions rest&eacute;es c&eacute;l&egrave;bres. Militant au sein de nombreuses associations comme Amnesty International, SOS Racisme ou les Restos du C&oelig;ur (nomm&eacute; parrain par Coluche), le chanteur est aussi reconnu pour son investissement dans des actions humanitaires. Sa passion pour les sports m&eacute;caniques le conduit &agrave; participer deux fois au Rallye Dakar, en 1983 et 1985, d'o&ugrave; il revient boulevers&eacute; par la mis&egrave;re. En 1986, &agrave; la suite des grandes famines &eacute;thiopiennes, il d&eacute;veloppe avec d'autres artistes une op&eacute;ration nomm&eacute;e <i>Action &Eacute;coles</i>, avant tout destin&eacute;e &agrave; lutter contre la faim en Afrique. Balavoine, profitant de la logistique du Dakar, achemine lui-m&ecirc;me des pompes &agrave; eau pour la culture du riz au Niger et au Mali. C'est au cours de cette op&eacute;ration humanitaire qu'il meurt dans un accident d'h&eacute;licopt&egrave;re, accompagn&eacute; du directeur de la course Thierry Sabine.</p>
<h2 data-mw-anchor="Biographie" data-mw-wikitext="">Biographie</h2>
<h3 data-mw-anchor="Les_d&eacute;buts_(1952-1978)" data-mw-fallback-anchor="Les_d.C3.A9buts_.281952-1978.29" data-mw-wikitext="">Les d&eacute;buts (1952-1978)</h3>
<h4 data-mw-anchor="1952-1968_:_la_jeunesse" data-mw-wikitext="">1952-1968&nbsp;: la jeunesse</h4>
<p>Daniel Balavoine vit ses premi&egrave;res ann&eacute;es au 85, rue de Bretagne &agrave; Alen&ccedil;on, o&ugrave; il na&icirc;t le <time class="nowrap" datetime="1952-02-05" data-sort-value="1952-02-05">5 f&eacute;vrier 1952</time>. Issu d'une famille originaire des Landes et du Pays basque, il est le benjamin d'une famille de sept enfants. Il a deux s&oelig;urs&nbsp;: Marie-Fran&ccedil;oise (n&eacute;e en 1940) et Claire (n&eacute;e en 1943) et trois fr&egrave;res&nbsp;: Bernard (n&eacute; en 1944), Guy (n&eacute; en 1946) et Yves (n&eacute; en 1948). Son fr&egrave;re Xavier meurt d'une m&eacute;ningite foudroyante un an plus t&ocirc;t, si bien que Daniel pensera &ecirc;tre un b&eacute;b&eacute; de remplacement et aura des rapports complexes avec sa famille, jugeant ind&eacute;cents les artistes qui s'&eacute;panchent sur leur vie personnelle.</p>
<p>Son p&egrave;re &Eacute;mile est ing&eacute;nieur en urbanisme et travaille pour le minist&egrave;re de la Reconstruction. Sa m&egrave;re &Eacute;lisabeth Lamagdeleine est antiquaire et issue d'une vieille famille du Sud-Ouest de la France. Ayant &eacute;t&eacute; m&egrave;re au foyer puis d&eacute;monstratrice de produits de beaut&eacute;, sa m&egrave;re rencontre un autre homme, Ren&eacute;, et part habiter avec lui &agrave; Nice. Elle y ouvre un magasin d&rsquo;antiquit&eacute;s. Daniel a <span>5 ans</span> lorsque ses parents se s&eacute;parent apr&egrave;s vingt ans de vie commune, et les enfants restant chez leur p&egrave;re. Il passe la majorit&eacute; de sa jeunesse dans le Sud-Ouest, Bordeaux, Biarritz puis Pau. En 1959, Daniel entre en pension &agrave; la suite de la mutation de son p&egrave;re en Alg&eacute;rie &agrave; Tizi Ouzou. Il appr&eacute;cie peu le pensionnat qui lui fait perdre le go&ucirc;t de la religion et provoque chez lui un profond rejet de la discipline qui y r&egrave;gne. Vers <span>11 ans</span>, il entend dans l'&eacute;tablissement <i>She Loves You</i> des Beatles ce qui &mdash;&nbsp;il le confiera plus tard&nbsp;&mdash; lui donne go&ucirc;t &agrave; la musique.</p>
<p>Lyc&eacute;en au lyc&eacute;e Louis-Barthou de Pau, Balavoine est un &eacute;l&egrave;ve dou&eacute;, surtout en litt&eacute;rature. Il s'implique de tr&egrave;s pr&egrave;s dans la r&eacute;volte &eacute;tudiante de Mai 68 et s'imagine alors faire une carri&egrave;re politique. Mais la fin du mouvement le d&eacute;&ccedil;oit, et il d&eacute;cide de se lancer dans la musique.</p>
<p>Apr&egrave;s trois mois de terminale, il quitte son &eacute;tablissement en <time class="nowrap" datetime="1969-12" data-sort-value="1969-12">d&eacute;cembre 1969</time> afin de se consacrer &agrave; la musique.</p>
<h4 data-mw-anchor="1968-1972_:_le_temps_des_groupes" data-mw-wikitext="">1968-1972&nbsp;: le temps des groupes</h4>
<p>Il d&eacute;bute comme chanteur de bal et se produit &agrave; Pau de 1968 &agrave; 1971, notamment dans le quartier du H&eacute;das, au Chaudron (actuellement Gusto), en interpr&eacute;tant Bob Dylan, mais aussi du hard rock, comme Deep Purple ou Uriah Heep. Int&eacute;grant successivement les &eacute;ph&eacute;m&egrave;res groupes de rock R&eacute;veil, Shake's puis Purple Eruption, il acquiert une petite notori&eacute;t&eacute; locale.</p>
<p>En 1971, il d&eacute;cide d&rsquo;aller une premi&egrave;re fois &agrave; Paris avec ses amis. De retour &agrave; Pau, il est contact&eacute; par le groupe Pr&eacute;sence afin de combler le d&eacute;part de son chanteur, Erick Saint-Laurent. De nouveau &agrave; Paris, il passe une audition au cours de laquelle postule un autre jeune chanteur, du nom de Laurent Voulzy. Balavoine est retenu et commence alors &agrave; fr&eacute;quenter les studios. Un premier 45 tours oscillant entre hard rock et slow sort chez Vogue&nbsp;: il ne s'en vendra que deux cent quarante-sept exemplaires. Malgr&eacute; l'&eacute;chec du disque, le groupe Pr&eacute;sence se produit un peu partout en France.</p>
<p>En 1972, le groupe signe chez Warner Bros. mais Balavoine le quitte.</p>
<h4 data-mw-anchor="1972-1978_:_les_ann&eacute;es_gal&egrave;re" data-mw-fallback-anchor="1972-1978_:_les_ann.C3.A9es_gal.C3.A8re" data-mw-wikitext="">1972-1978&nbsp;: les ann&eacute;es gal&egrave;re</h4>
<p>Pour assurer le quotidien, Balavoine trouve un emploi de disquaire mais ne renonce pas pour autant &agrave; la musique. En 1973, la maison de disques Vogue le rappelle et l'encourage &agrave; entamer une carri&egrave;re solo. Le 45 tours <i>Viens vite</i> sort mais obtient &agrave; peine plus de succ&egrave;s qu'&agrave; l'&eacute;poque de Pr&eacute;sence. Il gardera un mauvais souvenir de cette p&eacute;riode en raison des exigences du directeur artistique. Daniel quitte Vogue et, accompagn&eacute; de son fr&egrave;re Guy, devient choriste. La m&ecirc;me ann&eacute;e, ils sont engag&eacute;s dans l'op&eacute;ra-rock <i>La R&eacute;volution fran&ccedil;aise</i> de Claude-Michel Sch&ouml;nberg, dont la sortie de l&rsquo;album est suivie, la m&ecirc;me ann&eacute;e, par un passage au Palais des Sports de Paris.</p>
<p>&Agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode, Patrick Juvet pr&eacute;pare son passage &agrave; l'Olympia et cherche un choriste avec une haute tessiture. Contact&eacute; par sa productrice, Daniel Balavoine est engag&eacute; et entame avec l'artiste une tourn&eacute;e au cours de l'ann&eacute;e 1974. Leur collaboration se poursuit la m&ecirc;me ann&eacute;e sur le single <i>Regarde</i>, dont Balavoine &eacute;crit les paroles, et pour la conception du prochain album de Patrick Juvet, intitul&eacute; <i>Chrysalide</i>, publi&eacute; chez Barclay. Daniel Balavoine y &eacute;crit et compose la chanson <i>Couleurs d'automne</i>, et &eacute;crit trois autres textes de l&rsquo;album. Patrick Juvet, g&eacute;n&eacute;reux, lui offre de chanter <i>Couleurs d&rsquo;Automne</i>. C'est d'ailleurs pendant cet enregistrement que Daniel fait la connaissance d'Andy Scott, ing&eacute;nieur du son, qui ne le quittera plus. S&eacute;duit par la voix de Balavoine, L&eacute;o Missir, vice-pr&eacute;sident et directeur artistique de Barclay, lui fait signer sur-le-champ un contrat de trois albums. Leur collaboration durera bien au-del&agrave;.</p>
<p>Le premier 33 tours de Daniel Balavoine sort en <time class="nowrap" datetime="1975-03" data-sort-value="1975-03">mars 1975</time> et s'intitule <i>De vous &agrave; elle en passant par moi</i>. L'album est un &eacute;chec commercial &agrave; sa sortie et sera d&eacute;savou&eacute; par l'artiste lui-m&ecirc;me, le jugeant trop frivole.</p>
<p>Entre 1975 et 1976, Daniel Balavoine a form&eacute; avec son fr&egrave;re Guy et Patrice Schreider, le groupe M&eacute;lodie S.A. qui a sorti deux 45 tours produits par Andy Scott&nbsp;: <i>Et je m&rsquo;en vais</i> / <i>Si peu d&rsquo;&eacute;t&eacute;</i> (1975) et <i>Sally</i> / <i>Autrefois</i> (1976). Ce dernier single permet &agrave; Balavoine de faire l&rsquo;un de ses premiers passages &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision dans l&rsquo;&eacute;mission &laquo;&nbsp;Les Visiteurs du mercredi&nbsp;&raquo;, m&ecirc;me si le groupe ne rencontre pas le succ&egrave;s escompt&eacute;.</p>
<p>Au cours d'un voyage en Pologne, Balavoine, heurt&eacute; par le climat politique ambiant, imagine un album-concept autour du mur de Berlin, qu'il enregistre avec ses propres musiciens et son ami ing&eacute;nieur du son, Andy Scott, b&eacute;n&eacute;ficiant de moyens qu'aurait obtenus un chanteur d&eacute;j&agrave; c&eacute;l&egrave;bre. Intitul&eacute; <i>Les Aventures de Simon et Gunther&hellip;</i>, le disque, m&ecirc;lant rock progressif et musique classique, sort en <time class="nowrap date-lien" datetime="1977-04" data-sort-value="1977-04">avril 1977</time> et b&eacute;n&eacute;ficie d'une promotion plus grande que sur l'album pr&eacute;c&eacute;dent. Malgr&eacute; le succ&egrave;s d'estime, les ventes de cet ovni paru en pleine p&eacute;riode disco restent faibles (seulement vingt mille exemplaires &eacute;coul&eacute;s) et Eddie Barclay s'impatiente des r&eacute;sultats du chanteur et fait savoir &agrave; L&eacute;o Missir que le prochain album sera d&eacute;cisif. Parall&egrave;lement, Balavoine est choriste sur le premier album d'Alain Bashung, <i>Roman-photos</i>.</p>
<p>Entre-temps, Michel Berger, qui est en passe d'achever la composition de l'op&eacute;ra-rock <i>Starmania</i>, cherche un chanteur pour interpr&eacute;ter le r&ocirc;le de Johnny Rockfort. Impressionn&eacute; par la prestation de Balavoine &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision sur <i>Lady Marl&egrave;ne</i> (l'unique titre du dernier album ayant r&eacute;ussi &agrave; percer en &eacute;tant diffus&eacute; r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; la radio et en &eacute;tant interpr&eacute;t&eacute; &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision par Balavoine), il l'embauche. France Gall, alors compagne de Michel Berger, t&eacute;moigne :</p>
<blockquote>
<p>&laquo;&nbsp;La premi&egrave;re fois qu'on a vu et entendu Daniel, c'&eacute;tait &agrave; la t&eacute;l&eacute;&nbsp;: Michel et moi &eacute;tions assis par terre dans notre chambre de Beaus&eacute;jour et regardions par intermittence l'&eacute;mission de Guy Lux. Quand il est entr&eacute; pour chanter <i>Lady Marl&egrave;ne</i> avec un grand orchestre, nous avons eu un choc. Raide comme un piquet, plant&eacute; derri&egrave;re son micro sur pied, il a commenc&eacute; &agrave; chanter d'une voix qu'on n'avait jamais entendue, avec un timbre nouveau et une tessiture tellement large et aigu&euml; qu'on en est rest&eacute;s bouche b&eacute;e.&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p>D&egrave;s lors d&eacute;bute entre eux une grande et fraternelle amiti&eacute;.</p>
<h3 data-mw-anchor="Le_chanteur_(1978-1982)" data-mw-fallback-anchor="Le_chanteur_.281978-1982.29" data-mw-wikitext="">Le chanteur (1978-1982)</h3>
<h4 data-mw-anchor="1978-1979_:_la_reconnaissance" data-mw-wikitext="">1978-1979&nbsp;: la reconnaissance</h4>
<p>En <time class="nowrap" datetime="1978-10" data-sort-value="1978-10">octobre 1978</time> sort l'album studio de <i>Starmania</i>, dont de nombreux titres deviennent en quelques semaines des hits. Daniel y interpr&egrave;te <i>Quand on arrive en ville</i>, <i>Banlieue nord</i> et <i>SOS d'un terrien en d&eacute;tresse</i>, compos&eacute; et taill&eacute; sur mesure &agrave; sa voix. Le disque demeure une des meilleures ventes fran&ccedil;aises de l'histoire, cumulant plus de deux millions d'unit&eacute;s vendues. L'&oelig;uvre, plus tard adapt&eacute;e en anglais, est tout aussi bien accueillie &agrave; l'&eacute;tranger.</p>
<p>En parall&egrave;le &mdash;&nbsp;et apr&egrave;s un 45 tours encore peu rentable, <i>Je suis bien</i>, sorti en <time class="nowrap" datetime="1978-02" data-sort-value="1978-02">f&eacute;vrier 1978</time>, bien que lui permettant de b&eacute;n&eacute;ficier de l'interpr&eacute;ter &agrave; plusieurs reprises &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision&nbsp;&mdash; Daniel Balavoine enregistre son troisi&egrave;me album <i>Le Chanteur</i> avec le groupe Clin d'&oelig;il, dans les bacs quelques semaines avant la sortie de Starmania. Clin d'&oelig;il participera aussi aux deux albums suivants. La chanson <i>Le Chanteur</i>, qui donne son titre &agrave; l'album, obtient un succ&egrave;s fulgurant et se vend &agrave; plus de 500&nbsp;000&nbsp;exemplaires. Avec ce titre devenu un standard de son r&eacute;pertoire et qui demeure, aujourd'hui encore, un de ses plus c&eacute;l&egrave;bres, Balavoine, lucide et amer, chante les ambitions et les craintes d'un artiste en devenir. <i>Les Oiseaux</i> et <i>Lucie</i> seront &eacute;galement extraits du m&ecirc;me album.</p>
<p>Cette double r&eacute;ussite, presque simultan&eacute;e, fait passer Daniel Balavoine du statut de chanteur quasi m&eacute;connu &agrave; vedette en devenir, ce qui lui permet par la m&ecirc;me occasion de renouveler sereinement son contrat chez Barclay.</p>
<p>Du <time class="nowrap" datetime="04-10" data-sort-value="04-10">10 avril</time> au 3 <time class="nowrap" datetime="1979-05" data-sort-value="1979-05">mai 1979</time>, <i>Starmania</i> est jou&eacute; au Palais des congr&egrave;s de Paris, o&ugrave; 100&nbsp;000&nbsp;personnes d&eacute;filent au spectacle, qui est enregistr&eacute; et publi&eacute; la m&ecirc;me ann&eacute;e dans l&rsquo;album <i>Starmania, le spectacle (live)</i>. La distribution, outre Daniel, se compose de France Gall, Diane Dufresne, &Eacute;tienne Chicot, Fabienne Thibeault et Nanette Workman, pour ne citer qu'eux. Balavoine marque profond&eacute;ment cette production et sa participation accro&icirc;t davantage sa notori&eacute;t&eacute; en lui donnant une image de rebelle, voyou et tendre &agrave; la fois.</p>
<p>Fort de cette exp&eacute;rience r&eacute;ussie, il enregistre son quatri&egrave;me album <i>Face amour / Face am&egrave;re</i>, qui sort en <time class="nowrap" datetime="1979-10" data-sort-value="1979-10">octobre 1979</time> et comprend notamment <i>Love Linda</i>, d&eacute;di&eacute; &agrave; sa nouvelle compagne Linda Lecomte, <i>Rougeag&egrave;vre</i>, <i>Ces petits riens</i> (une douce balade pop) et <i>Me laisse pas m'en aller</i>, dont la construction musicale rappelle celle du <i>Chanteur</i>. Sans r&eacute;el tube, le disque est moyennement accueilli par le public, tout en &eacute;tant salu&eacute; par la critique qui lui d&eacute;cerne le prix Raoul-Breton. &Agrave; Lille, au th&eacute;&acirc;tre S&eacute;bastopol, le <time class="nowrap" datetime="1979-11-24" data-sort-value="1979-11-24">24 novembre 1979</time>, il donne le premier r&eacute;cital &agrave; son nom.</p>
<h4 data-mw-anchor="1980_:_Un_autre_monde,_l&rsquo;idole_d'une_g&eacute;n&eacute;ration" data-mw-fallback-anchor="1980_:_Un_autre_monde.2C_l.E2.80.99idole_d.27une_g.C3.A9n.C3.A9ration" data-mw-wikitext="">1980&nbsp;: <i>Un autre monde</i>, l&rsquo;idole d'une g&eacute;n&eacute;ration</h4>
<p>Balavoine se produit &agrave; l'Olympia du <time class="nowrap" datetime="01-31" data-sort-value="01-31">31 janvier</time> au <time class="nowrap" datetime="1980-02-02" data-sort-value="1980-02-02">2 f&eacute;vrier 1980</time>, o&ugrave; 1&nbsp;200&nbsp;spectateurs par soir viennent le voir, obtenant un accueil favorable des critiques professionnels. Il a voulu ce passage &agrave; l&rsquo;Olympia, dont il a lui-m&ecirc;me produit le spectacle, malgr&eacute; l&rsquo;absence de tube dans son pr&eacute;c&eacute;dent album. Toujours en ce d&eacute;but d'ann&eacute;e 1980, il appara&icirc;t dans le film <i>Alors&hellip; Heureux&nbsp;?</i>, jouant le r&ocirc;le d'un brancardier homosexuel. Il en compose la bande originale, qu'il interpr&egrave;te avec le groupe Clin d&rsquo;&OElig;il et avec Andy Scott comme ing&eacute;nieur du son, qui sort en 45 tours la m&ecirc;me ann&eacute;e.</p>
<p>En <time class="nowrap" datetime="1980-11" data-sort-value="1980-11">novembre 1980</time>, il revient avec l'album <i>Un autre monde</i>, disque contenant <i>Mon fils ma bataille</i> (inspir&eacute; du divorce de son guitariste et ami Colin Swinburne), <i>Je ne suis pas un h&eacute;ros</i> (initialement &eacute;crit pour l'album <i>&Agrave; partir de maintenant</i> de Johnny Hallyday) et <i>La vie ne m'apprend rien</i>. Ces tubes deviennent des incontournables de son r&eacute;pertoire, tout comme, dans une moindre mesure, <i>Lipstick Polychrome</i>. L'album rencontre un &eacute;norme succ&egrave;s commercial, avec 500&nbsp;000 exemplaires vendus.</p>
<h4 data-mw-anchor="1981-1982_:_continuit&eacute;" data-mw-fallback-anchor="1981-1982_:_continuit.C3.A9" data-mw-wikitext="">1981-1982&nbsp;: continuit&eacute;</h4>
<p>Fort du succ&egrave;s des nouvelles chansons, Daniel r&eacute;investit la sc&egrave;ne de l'Olympia du 10 au <time class="nowrap" datetime="1981-03-14" data-sort-value="1981-03-14">14 mars 1981</time>. Il fait salle comble et enregistre son premier album en public, <i>Balavoine sur sc&egrave;ne</i>, qui para&icirc;t en <time class="nowrap" datetime="1981-11" data-sort-value="1981-11">novembre 1981</time>. Il entame ensuite une grande tourn&eacute;e et participe le <time class="nowrap" datetime="10-22" data-sort-value="10-22">22 octobre</time> au concert <i>100 artistes pour les prisonniers d'opinion</i>, au profit d'Amnesty International<sup class="need_ref_tag" style="padding-left: 2px;"><span title="Ce passage devrait pr&eacute;ciser au minimum la d&eacute;cennie ou l'ann&eacute;e ; voir l'aide.">[Quand&nbsp;?]</span></sup>.</p>
<p>Parall&egrave;lement, Daniel fait ses d&eacute;buts de pr&eacute;sentateur &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, sur Antenne 2. En compagnie de Jo&euml;lle Mogensen (ex-chanteuse du groupe Il &eacute;tait une fois), il pr&eacute;sente le <time class="nowrap" datetime="1981-04-11" data-sort-value="1981-04-11">11 avril 1981</time> un nouveau concept d'&eacute;mission de vari&eacute;t&eacute;s baptis&eacute; <i>Tout nouveau, tout beau</i>. L'aventure tournera court et s'arr&ecirc;tera &agrave; ce premier num&eacute;ro.</p>
<p>Durant l'hiver 1981, il part &agrave; Ibiza enregistrer un sixi&egrave;me 33 tours avec de nouveaux musiciens, parmi lesquels le batteur am&eacute;ricain Joe Hammer. &Agrave; 30 ans, Balavoine veut amorcer un virage musical plus rock et &eacute;lectronique, s'&eacute;cartant de plus en plus de l'acoustique. En avril sort <i>Vendeurs de larmes</i>, port&eacute; par la chanson <i>Vivre ou survivre</i> qui devient tr&egrave;s vite un tube. <i>Dieu que l'amour est triste</i>, <i>Soul&egrave;ve-moi</i> et le titre &eacute;ponyme de l'album sont aussi des succ&egrave;s notables. Le disque rencontre un grand succ&egrave;s et obtient le prix Diamant de la chanson fran&ccedil;aise.</p>
<p>Estimant que ses productions sont maintenant dignes de concerts plus imposants, il investit la plus grande salle de spectacle parisienne de l'&eacute;poque, le Palais des sports, o&ugrave; il joue &agrave; guichet ferm&eacute; du 9 au <time class="nowrap" datetime="1982-06-13" data-sort-value="1982-06-13">13 juin 1982</time>. Les moyens mis en &oelig;uvre sont importants et Balavoine offre au public un grand spectacle. S&eacute;duit par l'acoustique du lieu ainsi que son ambiance, il restera fid&egrave;le &agrave; cette salle.</p>
<p>Balavoine se voit &eacute;galement proposer un r&ocirc;le secondaire au cin&eacute;ma dans le film <i>Qu'est-ce qui fait craquer les filles...</i> (1982).</p>
<h3 data-mw-anchor="Balavoine_sans_fronti&egrave;res_(1983-1986)" data-mw-fallback-anchor="Balavoine_sans_fronti.C3.A8res_.281983-1986.29" data-mw-wikitext="">Balavoine sans fronti&egrave;res (1983-1986)</h3>
<h4 data-mw-anchor="1983_:_Loin_des_yeux_de_l'Occident" data-mw-fallback-anchor="1983_:_Loin_des_yeux_de_l.27Occident" data-mw-wikitext="">1983&nbsp;: <i>Loin des yeux de l'Occident</i></h4>
<p>Passionn&eacute; de sports m&eacute;caniques, Balavoine participe en janvier au Paris-Dakar. Tomb&eacute; en panne &agrave; la premi&egrave;re &eacute;tape, il suit la caravane en touriste et d&eacute;couvre l'Afrique. &Eacute;lectrochoc pour Daniel Balavoine qui prend violemment conscience de la famine et de la pauvret&eacute; du continent. Revenant avec des images dures, il d&eacute;clare&nbsp;: <span>&laquo;&nbsp;Lorsqu'on voit au d&eacute;tour d'un village un m&ocirc;me &agrave; quatre pattes en train de ramasser des mouches pour les manger, il n'y a plus rien &agrave; dire&nbsp;&raquo;</span>.</p>
<p>Durant l'&eacute;t&eacute;, il part en &Eacute;cosse composer son septi&egrave;me album <i>Loin des yeux de l'Occident</i>. Sorti en <time class="nowrap" datetime="1983-10" data-sort-value="1983-10">octobre 1983</time> et r&eacute;put&eacute; &ecirc;tre son album le plus engag&eacute;, les textes &eacute;voquent les femmes du tiers monde avec <i>Pour la femme veuve qui s'&eacute;veille</i>, la torture avec <i>Frappe avec ta t&ecirc;te</i>, la drogue avec <i>Poisson dans la cage</i>, les dictatures d'Am&eacute;rique du Sud avec <i><span lang="es">Revolucion</span></i>. Notons &eacute;galement&nbsp;: <i>Partir avant les miens</i>, dont le texte &agrave; l'annonce de sa mort sonnera comme &eacute;trangement pr&eacute;monitoire. Musicalement, le disque, inspir&eacute; par Peter Gabriel, m&ecirc;le sonorit&eacute;s &eacute;lectroniques et ambiances <i><span lang="en">world music</span></i> avec l'emploi de percussions africaines. Toutefois, l'album se vend moins bien que les pr&eacute;c&eacute;dents (250&nbsp;000&nbsp;exemplaires). Patrick Moraz, anciennement clavi&eacute;riste pour le groupe britannique Yes joue les claviers sur la chanson <i>Partir avant les miens</i>.</p>
<p>Durant l'ann&eacute;e, Balavoine participe au conte musical <i>Abbacadabra</i> avec Frida du groupe ABBA, avec laquelle il enregistre le single <i>Belle</i>.</p>
<p>Pendant trois semaines, &agrave; 18 h 30, il tient une chronique quotidienne de 2 minutes 30 sur une &eacute;ph&eacute;m&egrave;re radio <i>95.2</i>. Il r&eacute;agit &agrave; l'actualit&eacute; en r&eacute;digeant des billets d'humeurs. En <time class="nowrap" datetime="1983-09" data-sort-value="1983-09">septembre 1983</time>, il pr&eacute;figure les Restos du c&oelig;ur dans une de ses chroniques en &eacute;mettant l'id&eacute;e d'une grande <span>&laquo;&nbsp;banque alimentaire&nbsp;&raquo;</span>. <span title="Ce passage n&eacute;cessite une pr&eacute;cision.">Certains politiques</span><sup class="need_ref_tag" style="padding-left: 2px;">[Lesquels&nbsp;?]</sup> font comprendre au chanteur qu'il n'a pas &agrave; se m&ecirc;ler de tels sujets.</p>
<p>L'id&eacute;e sera reprise par Coluche, &agrave; l'origine des Restos du c&oelig;ur. Selon Fabien Lec&oelig;uvre&nbsp;:</p>
<blockquote>
<p>&laquo;&nbsp;&Agrave; l'&eacute;poque, son id&eacute;e a d&eacute;clench&eacute; un raz de mar&eacute;e m&eacute;diatique. Politiques, journalistes et m&ecirc;me des artistes lui ont reproch&eacute; son id&eacute;e et lui disaient&nbsp;: <span>&laquo;&nbsp;Qu'il se contente de chanter&nbsp;&raquo;</span>. Seul Coluche a pris la d&eacute;fense de Balavoine. D'ailleurs, il reprendra son projet et cr&eacute;era Les Restos du C&oelig;ur quelques semaines plus tard.&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<h4 data-mw-anchor="1984_:_la_sc&egrave;ne_et_la_paternit&eacute;" data-mw-fallback-anchor="1984_:_la_sc.C3.A8ne_et_la_paternit.C3.A9" data-mw-wikitext="">1984&nbsp;: la sc&egrave;ne et la paternit&eacute;</h4>
<p>Il publie en <time class="nowrap" datetime="1984-02" data-sort-value="1984-02">f&eacute;vrier 1984</time> le clip de <i>Pour la femme veuve qui s'&eacute;veille</i>, un des premiers en France tourn&eacute;s selon le format des courts m&eacute;trages de MTV entre les studios de Forest National et le S&eacute;n&eacute;gal.</p>
<p>Balavoine entreprend une tourn&eacute;e marathon &agrave; travers la France durant l'hiver-printemps 1984.</p>
<p>Le <time class="nowrap" datetime="1984-07-15" data-sort-value="1984-07-15">15 juillet 1984</time>, na&icirc;t son fils J&eacute;r&eacute;mie. Dans l'&eacute;moi et &agrave; titre promotionnel pour sa rentr&eacute;e parisienne, il compose un 45 tours in&eacute;dit <i>Dieu que c'est beau</i> illustrant d'une mani&egrave;re m&eacute;taphorique l'accouchement avec des r&eacute;f&eacute;rences omnipr&eacute;sentes &agrave; la Gen&egrave;se. Frida Lyngstad, du groupe Abba, est l'une de ses choristes sur cette chanson&nbsp;; il lui compose d'ailleurs le titre <i>The Face</i> pour son album <i>Shine</i> (1984). <i>Dieu que c'est Beau</i> est le premier titre de Balavoine &agrave; entrer au Top 50, nouvellement cr&eacute;&eacute;.</p>
<p>Sa tourn&eacute;e se cl&ocirc;ture au Palais des sports du 21 au <time class="nowrap" datetime="09-30" data-sort-value="09-30">30 septembre</time>, o&ugrave; est enregistr&eacute; le double album live <i>Balavoine au Palais des sports</i>. Daniel Balavoine pr&eacute;sente au public un spectacle qui utilise les faisceaux Vari-Lite et la technologie HF (sans fil). Le d&eacute;cor est tr&egrave;s d&eacute;pouill&eacute;, Balavoine privil&eacute;giant largement la lumi&egrave;re et le rendu sonore, qu'il d&eacute;sire irr&eacute;prochable. Les orchestrations des titres fluctuent entre world music et hard-rock.</p>
<p>Durant l'ann&eacute;e, il compose et &eacute;crit l'album <i>Vivre avec la Musique</i> pour Catherine Ferry, o&ugrave; il exp&eacute;rimente pour la premi&egrave;re fois l'&eacute;chantillonneur Fairlight CMI qu'il vient d'acqu&eacute;rir pour un prix exorbitant.</p>
<h4 data-mw-anchor="1985_:_Sauver_l'amour" data-mw-fallback-anchor="1985_:_Sauver_l.27amour" data-mw-wikitext="">1985&nbsp;: <i>Sauver l'amour</i></h4>
<p>Le <time class="nowrap" datetime="1985-01-01" data-sort-value="1985-01-01"><abbr class="abbr" title="premier">1<sup>er</sup></abbr> janvier 1985</time>, Balavoine se lance dans son deuxi&egrave;me Paris-Dakar comme copilote de Jean-Luc Roy &agrave; bord d'un Toyota. Ils arriveront &agrave; Dakar trenti&egrave;me.</p>
<p>Il devient arrangeur musical et ouvre une &laquo;&nbsp;cellule artistique&nbsp;&raquo; destin&eacute;e &agrave; promouvoir le son reconnaissable de ses albums et sa technique de production r&eacute;put&eacute;e <span>&laquo;&nbsp;raffin&eacute;e&nbsp;&raquo;</span> chez d'autres artistes. Admirative de Balavoine, Jeanne Mas restera sa premi&egrave;re et derni&egrave;re cliente. Le chanteur lui r&eacute;alise deux titres&nbsp;: <i>C&oelig;ur en st&eacute;r&eacute;o</i> et <i>Oh Mama</i>.</p>
<p>L'ann&eacute;e 1985 marque l'entr&eacute;e du showbiz dans le monde de l'humanitaire. Les artistes du monde entier se mobilisent pour l'&Eacute;thiopie qui subit alors une famine effroyable. &Agrave; l'initiative de Bob Geldof qui a cr&eacute;&eacute; Band Aid l'ann&eacute;e pass&eacute;e, un concert plan&eacute;taire est donn&eacute; le <time class="nowrap" datetime="1985-07-13" data-sort-value="1985-07-13">13 juillet 1985</time> au Stade de Wembley qui est marqu&eacute; par des performances sc&eacute;niques, comme celle de Queen.</p>
<p>Une d&eacute;l&eacute;gation fran&ccedil;aise, compos&eacute;e de Michel Berger, France Gall, Jean-Jacques Goldman et Daniel Balavoine, est pr&eacute;sente. Attrist&eacute; que contrairement &agrave; plein d'autres pays il n'y ait pas eu de concert solidaire en France &agrave; cette occasion, le groupe d&eacute;cide d'en organiser un. Ce sera le concert des <i>Chanteurs sans fronti&egrave;res</i>, coorganis&eacute; par Renaud &agrave; La Courneuve le <time class="nowrap" datetime="1985-10-13" data-sort-value="1985-10-13">13 octobre 1985</time>. Daniel Balavoine y chante en duo <i>Je marche seul</i> avec Jean-Jacques Goldman et <i>Il jouait du piano debout</i> avec France Gall. Le concert en plein air, dont le prix des places fut jug&eacute; trop on&eacute;reux, avec seulement 15&nbsp;000&nbsp;spectateurs est consid&eacute;r&eacute; comme un &eacute;chec, mais le disque <i>SOS &Eacute;thiopie</i> se vend bien. Balavoine qualifie le concert de <span>&laquo;&nbsp;concert sans spectateurs&nbsp;&raquo;</span>.</p>
<p>Durant l'&eacute;t&eacute;, Balavoine retourne en &Eacute;cosse pour enregistrer son huiti&egrave;me album studio. <i>Sauver l'amour</i> para&icirc;t en <time class="nowrap" datetime="1985-10" data-sort-value="1985-10">octobre 1985</time>. Le 33 tours est &eacute;galement diffus&eacute; en CD (format d'&eacute;coute encore rarissime &agrave; cette &eacute;poque), ce qui, en bon amateur de nouvelle technologie, fait le bonheur de Daniel Balavoine. L'album est marqu&eacute; musicalement par l'utilisation de l'&eacute;chantillonneur Fairlight CMI, permettant une large gamme de sonorit&eacute;s nouvelles et encore in&eacute;dites en France o&ugrave; l'appareil est peu utilis&eacute;.</p>
<p>Sur les neuf chansons que compte l'album, quatre deviennent des tubes&nbsp;: <i>L'Aziza</i>, en hommage &agrave; sa femme juive-marocaine Corinne, le plus grand succ&egrave;s de l'album dont les ventes en single d&eacute;passent le million d'exemplaires et lui vaut d'&ecirc;tre class&eacute; <abbr class="abbr" title="num&eacute;ro">n<sup>o</sup></abbr>&nbsp;1 du Top 50 un mois apr&egrave;s sa mort tragique, <i>Sauver l'amour</i> (<abbr class="abbr" title="num&eacute;ro">n<sup>o</sup></abbr>&nbsp;5 au Top 50), <i>Aimer est plus fort que d'&ecirc;tre aim&eacute;</i> (non class&eacute; au Top 50, mais succ&egrave;s radiophonique) et l'hymne de la solitude <i>Tous les cris les SOS</i>. La quasi-totalit&eacute; des titres traitent d'un probl&egrave;me politique ou social&nbsp;: une jeunesse incomprise pour <i>Petite Ang&egrave;le</i>, le sujet grave des enfants soldats avec <i>Petit homme mort au combat</i>, la rupture avec <i>Ne parle pas de malheur</i> et la s&eacute;cheresse (et <i>a fortiori</i> la famine en &Eacute;thiopie) avec <i>Un enfant assis attend la pluie</i> qui cl&ocirc;t l'album. Apr&egrave;s sa mort, on apprendra que l'artiste avait c&eacute;d&eacute; en secret tous les droits de cette derni&egrave;re chanson au profit de l'Afrique<sup class="need_ref_tag" style="padding-left: 2px;"><span title="Ce passage n&eacute;cessite une r&eacute;f&eacute;rence ; voir l'aide.">[r&eacute;f.&nbsp;n&eacute;cessaire]</span></sup>. Toute la fin de l'ann&eacute;e 1985 est consacr&eacute;e &agrave; la promotion du disque. 1&nbsp;240&nbsp;000&nbsp;exemplaires de l'album sont vendus (et 1&nbsp;580&nbsp;000&nbsp;singles), ce qui en fait la meilleure vente toutes cat&eacute;gories confondues du chanteur.</p>
<p>Il participe &agrave; plusieurs manifestations parmi lesquelles, les premi&egrave;res Victoires de la musique, le <time class="nowrap" datetime="11-23" data-sort-value="11-23">23 novembre</time>, qu'il pr&eacute;side pendant une partie en remettant un prix &agrave; Jean-Michel Jarre et au groupe T&eacute;l&eacute;phone. Le <time class="nowrap" datetime="12-07" data-sort-value="12-07">7 d&eacute;cembre</time>, il re&ccedil;oit le prix de la chanson anti-raciste pour <i>L'Aziza</i> des mains de Harlem D&eacute;sir au nom de SOS Racisme. Militant de la premi&egrave;re heure au sein de cette association, il &eacute;tait inscrit comme militant de base au comit&eacute; de Colombes, son lieu de r&eacute;sidence. Quelques jours plus tard, le <time class="nowrap" datetime="12-14" data-sort-value="12-14">14 d&eacute;cembre</time>, il participe au lancement officiel des Restaurants du c&oelig;ur par son ami Coluche. Balavoine en est le premier parrain.</p>
<p>Par sa volont&eacute; d'&ecirc;tre sur tous les fronts, le chanteur se voit extr&ecirc;mement m&eacute;diatis&eacute; durant cette p&eacute;riode.</p>
<p>Le <time class="nowrap" datetime="1986-01-04" data-sort-value="1986-01-04">4 janvier 1986</time>, il participe &agrave; sa derni&egrave;re &eacute;mission en tant que chanteur, <i>Succ&egrave;s made in France</i>, anim&eacute;e par D&eacute;sir&eacute;e Nosbusch, o&ugrave; il interpr&egrave;te pour la derni&egrave;re fois la chanson <i>l'Aziza</i>. Lors de cette &eacute;mission, il est interview&eacute; par l'animatrice pour &eacute;voquer les grands moments de sa carri&egrave;re, o&ugrave; il pr&eacute;cise que le Palais des Sports &eacute;tait sa salle de concert f&eacute;tiche et que sa prochaine tourn&eacute;e commencera par des concerts dans cette salle en <time class="nowrap" datetime="1986-09" data-sort-value="1986-09">septembre 1986</time>.</p>
<h4 data-mw-anchor="Janvier_1986_:_Paris-Dakar,_Paris_du_c&oelig;ur" data-mw-fallback-anchor="Janvier_1986_:_Paris-Dakar.2C_Paris_du_c.C5.93ur" data-mw-wikitext="">Janvier 1986&nbsp;: Paris-Dakar, Paris du c&oelig;ur</h4>
<p>Le repr&eacute;sentant en France de <span lang="en">Band Aid</span>, Lionel Rotcage, l'encourage ainsi que Michel Berger, France Gall et Richard Berry &agrave; s'investir dans l'op&eacute;ration Action &Eacute;coles qui consiste &agrave; cr&eacute;er des comit&eacute;s d'&eacute;l&egrave;ves dans tous les &eacute;tablissements scolaires de France afin de lever des fonds et de financer des projets pr&eacute;cis sur le continent africain.</p>
<p>Parmi ces projets, Daniel Balavoine se voit confier la responsabilit&eacute; de l'op&eacute;ration <i>Pompes &agrave; eaux pour l'Afrique</i>, qui l'am&egrave;ne &agrave; repartir sur le Paris-Dakar, non pas en tant que concurrent, mais comme ambassadeur des <i>Paris du c&oelig;ur</i> (une action humanitaire visant &agrave; installer des pompes &agrave; eaux dans des villages africains, en profitant de la logistique du rallye). Il supervise, avec l'aide du cr&eacute;ateur et directeur de la course Thierry Sabine, ce programme en prenant appui sur le rallye. Il est alors pr&eacute;vu que Balavoine, alors en repos &agrave; Biarritz pour les f&ecirc;tes de fin d'ann&eacute;e, parte dix jours en Afrique (du 6 au <time class="nowrap" datetime="1986-01-16" data-sort-value="1986-01-16">16 janvier 1986</time>) pour mener &agrave; bien l'op&eacute;ration. Le <time class="nowrap" datetime="01-06" data-sort-value="01-06">6 janvier</time>, il est &agrave; Tamanrasset en Alg&eacute;rie et part rejoindre le staff du rallye-raid.</p>
<p>Ainsi, le <time class="nowrap" datetime="1986-01-08" data-sort-value="1986-01-08">8 janvier 1986</time>, on le voit assister &agrave; l'installation d'une des pompes &agrave; eau solaires dans un village voisin d'Agadez au Niger. C'est sa derni&egrave;re apparition t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e, bien qu'il existe un court film amateur tourn&eacute; quelques heures avant sa mort.</p>
<p>Il rejoint ensuite &agrave; Niamey (Niger) le rallye le <time class="nowrap" datetime="1986-01-13" data-sort-value="1986-01-13">13 janvier 1986</time> pour la journ&eacute;e de repos.</p>
<h3 data-mw-anchor="Mort_accidentelle" data-mw-wikitext="">Mort accidentelle</h3>
<p>Pr&eacute;sent lors du Paris-Dakar 1986 en tant qu'ambassadeur de l'action humanitaire des <i>Paris du C&oelig;ur</i> (Action &Eacute;coles), Daniel Balavoine n&eacute;gocie pendant une bonne partie de la journ&eacute;e du <time class="nowrap" datetime="01-14" data-sort-value="01-14">14 janvier</time> avec le gouverneur de Gao, dont les autorit&eacute;s bloquent une partie du convoi acheminant les pompes &agrave; eau. Le matin dans le petit avion qui l'emmenait de Niamey (Niger) &agrave; Gao (Mali), il donnait sa derni&egrave;re interview film&eacute;e, vol&eacute;e au d&eacute;tour d'une conversation. V&ecirc;tu d'un sweat blanc et apparaissant tr&egrave;s fatigu&eacute;, il renouvelait sa confiance en son op&eacute;ration humanitaire au terme d'un &eacute;change bref.</p>
<p>Avec Thierry Sabine pr&eacute;sent &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, ils donnent en fin d'apr&egrave;s-midi le coup d'envoi d'un match de football entre l'&eacute;quipe de Gao et celle de Mopti organis&eacute; dans le cadre du Paris-Dakar. La c&eacute;r&eacute;monie s'&eacute;ternise et le jour d&eacute;cline. Cette journ&eacute;e est d&eacute;crite par tous les protagonistes comme l'une des pires de l'&eacute;preuve, avec un fort vent de sable, fluctuant tout au long de la journ&eacute;e. Thierry Sabine doit rejoindre par h&eacute;licopt&egrave;re le bivouac de Gourma-Rharous, arriv&eacute;e de l'&eacute;tape &agrave; 250&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilom&egrave;tre">km</abbr> du site. Daniel Balavoine n'est pas pr&eacute;vu &agrave; bord. Plusieurs journalistes pr&eacute;sents pour la couverture du rallye et pr&eacute;vus &agrave; bord ont ce jour-l&agrave; &eacute;chapp&eacute; &agrave; la mort. Patrick Poivre d'Arvor, Yann Arthus-Bertrand, Jean-Luc Roy ou encore Patrick Ch&ecirc;ne se seraient trouv&eacute;s embarqu&eacute;s si deux avions en provenance de Bamako ne s'&eacute;taient pas pos&eacute;s par hasard sur le tarmac de Gao. Tous choisirent de s'y disperser.</p>
<p>Nathalie Odent, journaliste au <i>Journal du Dimanche</i> et <i>VSD</i>, ainsi que Jean-Paul Le Fur, technicien radio RTL, les remplacent dans l'h&eacute;licopt&egrave;re. Jean-Luc Roy, sur la proposition de Thierry Sabine, aupr&egrave;s duquel Balavoine r&eacute;clamait de temps &agrave; autre un bapt&ecirc;me de l'air en h&eacute;licopt&egrave;re, c&eacute;dera sa place au dernier moment au chanteur qui finira, apr&egrave;s quelques h&eacute;sitations, par monter &agrave; bord, press&eacute; par le temps.</p>
<p>&Agrave; 17 h 15, l'appareil d&eacute;colle. Le pilote Fran&ccedil;ois-Xavier Bagnoud commence par suivre le fleuve Niger (un rep&egrave;re plat et simple) afin de limiter tout risque. Une heure plus tard, ils se posent une premi&egrave;re fois &agrave; Gossi pour donner le coup d'envoi de la deuxi&egrave;me &eacute;preuve chronom&eacute;tr&eacute;e et repartent au coucher du soleil bien que l'h&eacute;licopt&egrave;re ne soit pas &eacute;quip&eacute; pour voler de nuit. Vers 19 heures, Fran&ccedil;ois-Xavier Bagnoud, n'y voyant plus rien d&eacute;cide d'atterrir vingt-deux kilom&egrave;tres avant l'arriv&eacute;e. Les conditions sont ex&eacute;crables, la nuit est tomb&eacute;e et le vent de sable remonte en puissance.</p>
<p>Thierry Sabine appelle par radio le bivouac et demande qu'on leur envoie un v&eacute;hicule pour terminer le parcours. Il sort de l'h&eacute;licopt&egrave;re et croise un concurrent immatricul&eacute; 198. D'un ton calme et rassurant, il r&eacute;it&egrave;re sa demande d'aide au pilote Pierre Lartigue et au copilote Bernard Giroux. Claude Brasseur, t&eacute;moin de leur ultime arr&ecirc;t, d&eacute;crira pourtant Thierry Sabine tr&egrave;s &eacute;nerv&eacute; &agrave; l'id&eacute;e de rester immobile sous l'autorit&eacute; de son pilote<sup class="need_ref_tag" style="padding-left: 2px;">[source&nbsp;insuffisante]</sup>.</p>
<p>De mani&egrave;re inexplicable, ils red&eacute;colleront quelques instants plus tard en prenant en chasse le 4 &times; 4 de Charles Belv&egrave;ze et de son co&eacute;quipier Jacquie Giraud, se guidant &agrave; partir des feux rouges arri&egrave;re du v&eacute;hicule. Les deux t&eacute;moins d&eacute;criront l'appareil comme volant en rase-motte &agrave; une dizaine de m&egrave;tres au-dessus d'eux &agrave; tr&egrave;s haute vitesse. Le terrain r&eacute;put&eacute; vicieux, ce dernier accroche, apr&egrave;s que le 4x4 a vir&eacute; sur la gauche pour la contourner, le sommet d'une dune de 30 m&egrave;tres incapable d'appr&eacute;cier la d&eacute;clivit&eacute; progressive du terrain. Rapidement d&eacute;stabilis&eacute;, l'h&eacute;licopt&egrave;re bascule vers l'avant et se d&eacute;sint&egrave;gre sur pr&egrave;s de cent cinquante m&egrave;tres. Il heurte dans sa chute un ou plusieurs acacias. Il est alors 19 h 20&nbsp;; l'accident se produit &agrave; seulement huit kilom&egrave;tres et cinq minutes de vol du bivouac de Gourma-Rharous (approximativement 16&deg;&nbsp;49&prime;&nbsp;52&Prime;&nbsp;N, 1&deg;&nbsp;52&prime;&nbsp;23&Prime;&nbsp;O), en plein d&eacute;sert malien. Le pilote, Fran&ccedil;ois-Xavier Bagnoud et les quatre passagers, Nathalie Odent, Jean-Paul Le Fur, Daniel Balavoine et Thierry Sabine, meurent sur le coup.</p>
<p>Si l'accident en lui-m&ecirc;me, m&ecirc;me s'il est mal compris faute de t&eacute;moins, reste <i>a priori</i> li&eacute; aux conditions m&eacute;t&eacute;orologiques difficiles, la raison de leur dernier d&eacute;collage semble irrationnelle et demeure &agrave; ce jour inexpliqu&eacute;e. Durant longtemps, la seule et unique r&eacute;ponse qui ait &eacute;t&eacute; avanc&eacute;e est la th&egrave;se d'une blessure, se fondant sur la d&eacute;couverte de gazes, &agrave; l'endroit de leur arr&ecirc;t. Morsure de serpent, piq&ucirc;re de scorpion ou tout autre traumatisme suffisamment grave pour s'envoler en urgence et ainsi arriver le plus vite possible &agrave; destination, et ce, malgr&eacute; le danger<sup class="need_ref_tag" style="padding-left: 2px;">[source&nbsp;insuffisante]</sup>.</p>
<p>Le corps de Daniel Balavoine est, dans les jours qui suivent, rapatri&eacute; en France pour y &ecirc;tre inhum&eacute;. Son cercueil est expos&eacute; un temps au public au fun&eacute;rarium du mont Val&eacute;rien &agrave; Nanterre.</p>
<p>Ses obs&egrave;ques furent c&eacute;l&eacute;br&eacute;es le <time class="nowrap" datetime="1986-01-20" data-sort-value="1986-01-20">20 janvier 1986</time> &agrave; l'&eacute;glise Sainte-Eug&eacute;nie de Biarritz (Pyr&eacute;n&eacute;es-Atlantiques), il repose au cimeti&egrave;re de Ranquine.</p>
<h3 data-mw-anchor="Cons&eacute;quences_de_sa_mort" data-mw-fallback-anchor="Cons.C3.A9quences_de_sa_mort" data-mw-wikitext="">Cons&eacute;quences de sa mort</h3>
<p>La mort de Daniel Balavoine intervient &agrave; un moment charni&egrave;re, o&ugrave; le chanteur bouillonne de projets et r&ecirc;ve d'entamer une carri&egrave;re internationale. Il d&eacute;sire s'exporter outre-Manche et cr&eacute;er un groupe.</p>
<p>Voulant repartir de z&eacute;ro, Daniel Balavoine devait s'envoler et s'installer &agrave; Londres d&egrave;s <time class="nowrap" datetime="1986-02" data-sort-value="1986-02">f&eacute;vrier 1986</time>. Son introduction sur le march&eacute; du disque anglais se serait r&eacute;alis&eacute;e par l'interm&eacute;diaire de l'ex-chanteur de Genesis, Peter Gabriel, avec qui Daniel Balavoine &eacute;tait en pourparlers en vue d'une collaboration artistique, et de Peter Hammill, membre fondateur de Van der Graaf Generator, qui, outre des maquettes que le chanteur lui avait envoy&eacute;es, travaillait d'ores et d&eacute;j&agrave; &agrave; une adaptation de la chanson <i>Sauver l'Amour</i> en anglais. Enti&egrave;rement anglo-saxonne et r&eacute;serv&eacute;e, du moins pour un premier temps, au march&eacute; britannique, cette nouvelle production nomm&eacute;e <i><span lang="en">Bicycle</span></i> (<span title="Ce passage n&eacute;cessite des pr&eacute;cisions suppl&eacute;mentaires.">du nom de ses &eacute;ditions personnelles</span><sup class="need_ref_tag" style="padding-left: 2px;">[Quoi&nbsp;?]</sup>), chant&eacute;e en anglais, aurait &eacute;t&eacute; pour lui l'occasion de renouer avec ses d&eacute;buts, mais aussi de gagner l'estime de tout le milieu rock en allant s'imposer en Grande-Bretagne. L'&eacute;quipe aurait &eacute;t&eacute; la m&ecirc;me que pour l'enregistrement de <i>Sauver l'amour</i>, compos&eacute;e, outre Balavoine, du batteur Joseph Hammer, du guitariste John Wooloff et du clavi&eacute;riste Matt Clifford (plus tard clavi&eacute;riste des Rolling Stones), le tout accompagn&eacute; d'Andy Scott &agrave; la r&eacute;alisation. Un 45 tours &agrave; titre exp&eacute;rimental serait sorti au cours de l'ann&eacute;e 1986, puis, selon le succ&egrave;s, un premier album en anglais vers fin 1987.</p>
<p>En parall&egrave;le, Balavoine voulait continuer sa carri&egrave;re fran&ccedil;aise, mais de mani&egrave;re moins intense que la d&eacute;cennie &eacute;coul&eacute;e. Sa salle f&eacute;tiche, le palais des Sports, devait &agrave; nouveau l'accueillir pour trois semaines de concerts, une dur&eacute;e exceptionnelle, d&egrave;s la fin <time class="nowrap" datetime="1986-09" data-sort-value="1986-09">septembre 1986</time>. Il n'&eacute;tait d'ailleurs pas exclu que la formation anglaise s'occupe de la premi&egrave;re partie du spectacle en interpr&eacute;tant des in&eacute;dits. Le spectacle aurait inaugur&eacute; une tourn&eacute;e qui se serait &eacute;tendue de la France aux Pays-Bas, en passant par l'Allemagne, jusqu'en <time class="nowrap" datetime="1987-03" data-sort-value="1987-03">mars 1987</time>. Elle aurait rejoint celle de Jeanne Mas au palais des Sports de Lyon, o&ugrave; les deux artistes envisageaient de donner un spectacle en commun.</p>
<p>Le chanteur, estimant que son m&eacute;tier n'est pas une fin en soi, disait vouloir mettre un terme &agrave; sa carri&egrave;re autour de la quarantaine pour pouvoir commencer autre chose &mdash; politique, production, cin&eacute;ma, &eacute;criture,&nbsp;<abbr class="abbr" title="et cetera">etc.</abbr> &mdash; sans savoir encore. Dans une interview en <time class="nowrap" datetime="1984-02" data-sort-value="1984-02">f&eacute;vrier 1984</time> sur Europe 1, il d&eacute;clarait &ecirc;tre tr&egrave;s int&eacute;ress&eacute; par l'&eacute;criture d'un roman. Certaines personnes de son entourage affirment qu'il aurait quand m&ecirc;me continu&eacute; la musique.</p>
<h3 data-mw-anchor="Post&eacute;rit&eacute;" data-mw-fallback-anchor="Post.C3.A9rit.C3.A9" data-mw-wikitext="">Post&eacute;rit&eacute;</h3>
<h4 data-mw-anchor="Succ&egrave;s_posthume" data-mw-fallback-anchor="Succ.C3.A8s_posthume" data-mw-wikitext="">Succ&egrave;s posthume</h4>
<p>En &agrave; peine huit ans de succ&egrave;s (1978-1986), Balavoine laisse pr&egrave;s d'une vingtaine de tubes. Nombre d'artistes ont interpr&eacute;t&eacute; ult&eacute;rieurement des chansons de son r&eacute;pertoire, tels que Florent Pagny, Liane Foly, L&eacute;na Ka, Jeanne Mas, Nicole Rieu, Pascal Obispo, Patrick Fiori, la troupe des Enfoir&eacute;s, Marie Denise Pelletier ou Gr&eacute;gory Lemarchal.</p>
<p>Il est fr&eacute;quemment diffus&eacute; sur les ondes (en 2003, ses titres &eacute;taient diffus&eacute;s en moyenne une fois par heure) et souvent repris &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision.</p>
<p>Il jouit encore aujourd'hui d'une grande popularit&eacute;, en t&eacute;moignent les ventes de ses principales compilations&nbsp;: <i>L'Essentiel</i> (paru en 1995) vendue &agrave; 720&nbsp;000&nbsp;exemplaires et <i>Balavoine sans fronti&egrave;res</i> (paru en 2005) atteignant les 150&nbsp;000&nbsp;copies. Ses actions humanitaires et prises de position sont unanimement salu&eacute;es. Boud&eacute; durant un temps par la nouvelle g&eacute;n&eacute;ration, il est d&eacute;sormais salu&eacute; par des rappeurs comme Soprano et Youssoupha, et des chanteurs comme Micka&euml;l Miro, Christine and the Queens.</p>
<h4 data-mw-anchor="Hommages" data-mw-wikitext="">Hommages</h4>
<p>Quatre jours apr&egrave;s sa mort, Jean-Jacques Goldman lui a rendu hommage en direct dans <i>Champs-&Eacute;lys&eacute;es</i> en lui d&eacute;diant sa chanson <i>Confidentiel</i>, dont les paroles refl&egrave;tent son &eacute;tat d'&acirc;me vis-&agrave;-vis du disparu.</p>
<p>Alors qu'elle remporte le concours &laquo;&nbsp;Tremplin de la musique du Festival de Wallonie&nbsp;&raquo; en 1986, Lara Fabian d&eacute;cide de faire figurer sur la face A de son premier 45 tours la chanson &eacute;crite et compos&eacute;e en hommage &agrave; Daniel Balavoine par Marc Lerchs <i>L'Aziza est en pleurs</i>. Remarqu&eacute;e par Claude Rapp&eacute; de RTL, elle sera s&eacute;lectionn&eacute;e par le producteur Hubert Terheggen pour repr&eacute;senter le Luxembourg &agrave; l'Eurovision 1988. En 1986, le chanteur Enriqu&eacute; Fort sort le single <i>Te revoir Daniel</i>.</p>
<p>Michel Berger a &eacute;crit et compos&eacute; pour France Gall la chanson <i>&Eacute;videmment</i> (sur l'album <i>Babacar</i>, en 1987), en hommage &agrave; Daniel Balavoine. Il lui a &eacute;galement fr&eacute;quemment d&eacute;di&eacute; sa chanson <i>La Minute de silence</i> lors de concerts. Michel Berger &eacute;crira sur son dernier disque <i>Double jeu</i>, la chanson <i>La lettre</i> en hommage &agrave; Daniel Balavoine et sa compagne, Corinne.</p>
<p>Lors de sa tourn&eacute;e 1986-1987, Jeanne Mas interpr&egrave;te <i>Lucie</i> dans son tour de chant. Elle choisira de reprendre syst&eacute;matiquement une chanson de Daniel Balavoine lors de ses tourn&eacute;es en France.</p>
<p>En <time class="nowrap" datetime="1987-12" data-sort-value="1987-12">d&eacute;cembre 1987</time>, Julie Pietri rend &agrave; son tour hommage au chanteur lors de ses concerts &agrave; l'Olympia, en interpr&eacute;tant <i>La vie ne m'apprend rien</i>.</p>
<p>Dans son album <i>Rocktambule</i> (1988), Catherine Lara inclut sa chanson <i>I.E.O.</i>, &eacute;crite &agrave; partir de titres et paroles de chansons de Daniel Balavoine.</p>
<p>De m&ecirc;me, Francis Cabrel enregistre sur son album <i>Sarbacane</i> (1989) la chanson <i>Dormir debout</i> dans laquelle il rend hommage &agrave; <span>&laquo;&nbsp;l'homme qui courait apr&egrave;s Lucie&nbsp;&raquo;</span> et <span>&laquo;&nbsp;l'homme qui pouvait sauver l'amour&nbsp;&raquo;</span>.</p>
<p>En 1990, Johnny Hallyday inscrit pour la premi&egrave;re fois &agrave; son r&eacute;pertoire <i>Je ne suis pas un h&eacute;ros</i>, chanson qui lui &eacute;tait au d&eacute;part destin&eacute;e, et la d&eacute;die lors de son tour de chant &agrave; Daniel Balavoine. Sortie en single, cette version live devient un tube et cela malgr&eacute; la censure qui l'interdit de radio et de t&eacute;l&eacute;vision durant la Guerre du Golfe. (voir album live <i>Dans la chaleur de Bercy</i>).</p>
<p>En 1997, les Enfoir&eacute;s reprendront <i>Sauver l'amour</i>, puis en 2004 <i>Tous les cris les S.O.S</i> comme hymnes officiels.</p>
<p>En 1999, Liane Foly inclut une reprise de <i>La vie ne m'apprend rien</i> sur son album <i>Acoustique</i>.</p>
<p>En 2000, une s&eacute;lection d'artistes compos&eacute;e de David Hallyday, Florent Pagny, Francis Cabrel, H&eacute;l&egrave;ne S&eacute;gara, Jean-Louis Aubert, Khaled, Liane Foly, Marc Lavoine, Roch Voisine et Stephan Eicher reprennent ses chansons sur l'album <i>Balavoine hommages&hellip;</i>.</p>
<p>En 2004, la troupe des Enfoir&eacute;s fait de <i>Tous les cris les S.O.S.</i> son hymne de l'ann&eacute;e.</p>
<p>Le <time class="nowrap" datetime="2004-04-17" data-sort-value="2004-04-17">17 avril 2004</time>, l'ast&eacute;ro&iuml;de (214081) Balavoine a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; en sa m&eacute;moire.</p>
<p>En 2005, dans l'attente du vingti&egrave;me anniversaire de sa mort, la Star Academy reprend <i>Je ne suis pas un h&eacute;ros</i> et lui rend hommage sur un album de reprises <i>Star Academy chante Daniel Balavoine</i>.</p>
<p>En 2010, le rappeur Soprano lui rend aussi hommage dans sa chanson <i>Hiro</i> en affirmant vouloir remonter le temps pour &laquo;&nbsp;boycotter&nbsp;&raquo; son d&eacute;collage.</p>
<p>Marc Lavoine a pour sa part interpr&eacute;t&eacute; <i>Sauver l'amour</i> en duo avec Joana Balavoine (n&eacute;e le <time class="nowrap" datetime="1986-06-01" data-sort-value="1986-06-01"><abbr class="abbr" title="premier">1<sup>er</sup></abbr> juin 1986</time>), fille de l'artiste disparu, lors de l'&eacute;mission <i>Daniel Balavoine, &Eacute;videmment</i> diffus&eacute;e en <time class="nowrap" datetime="2011-06" data-sort-value="2011-06">juin 2011</time>.</p>
<p>En 2015, le rappeur Youssoupha revisite le court titre <i>Pour faire un disque</i> sorti en 1982.</p>
<p>En 2016, &agrave; l'occasion des trente ans de la mort du chanteur ce sont Bessa, Cats on Trees, Christophe, Damien Loretta, Emmanuel Moire, Florent Pagny, Jenifer, Josef Salvat, Marina Kaye, Nolwenn Leroy, Ours, Raphael, Shy'm, Zaho, Zaz et Christine and the Queens qui lui rendent hommage sur l'album <i>Balavoine(s)</i>. Bien qu'ayant obtenu un succ&egrave;s commercial, cet album hommage est tr&egrave;s critiqu&eacute;.</p>
<p>En 2017, Matthieu Chedid (-M-) rend hommage au chanteur en interpr&eacute;tant lors de sa tourn&eacute;e Lamomali, album aux accents profond&eacute;ment inspir&eacute;s du Mali le titre <i>Sauver l'amour</i> accompagn&eacute; de l'artiste malienne Fatoumata Diawara. Cette reprise chant&eacute;e en ch&oelig;ur par le public du festival Francofolies sera pr&eacute;sente sur l'album live <i>Lamomali Airlines</i> sorti en <time class="nowrap" datetime="2017-11" data-sort-value="2017-11">novembre 2017</time>.</p>
<p>En 2020, Benjamin Biolay reprend <i>Tous les cris les SOS</i> sur la r&eacute;&eacute;dition de son album <i>Grand Prix</i>.</p>
<p>Le <time class="nowrap" datetime="2020-06-04" data-sort-value="2020-06-04">4 juin 2020</time>, le rappeur Gips reprend le titre phare <i>L'Aziza</i> pour lui rendre hommage, puis d&eacute;clare le <time class="nowrap" datetime="2021-01-13" data-sort-value="2021-01-13">13 janvier 2021</time> dans <i>Briiips Vol. 2</i>&nbsp;: &laquo;&nbsp;J'suis pas comme Balavoine j'ai le flow mais j'ai pas la voix.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Un lyc&eacute;e professionnel &agrave; Bois-Colombes porte son nom.</p>
<h3 data-mw-anchor="Vie_priv&eacute;e" data-mw-fallback-anchor="Vie_priv.C3.A9e" data-mw-wikitext="">Vie priv&eacute;e</h3>
<p>En 1972, il se marie avec Dominique Schroo, qu'il rencontre au Gibus. Une femme qu'il &eacute;pouse &agrave; 20 ans, contre la volont&eacute; de sa m&egrave;re. Ils se s&eacute;parent en 1974 et divorcent en 1979. Il &eacute;voque leur relation dans la chanson <i>Couleurs d'automne</i> (1974).</p>
<p>De 1974 &agrave; 1977, il partage la vie de Catherine Ferry, r&eacute;v&eacute;l&eacute;e &agrave; l'Eurovision en 1976, et tomb&eacute;e amoureuse du chanteur lors d'un concert de son groupe Pr&eacute;sence. Il lui d&eacute;die la chanson l'<i>Enfant aux yeux d'Italie</i> (1975), en r&eacute;f&eacute;rence &agrave; ses origines siciliennes. Catherine Ferry quitte le chanteur, r&eacute;put&eacute; jaloux et volage. Chanteuse elle-m&ecirc;me, il devient son producteur, compositeur et arrangeur jusqu'&agrave; sa mort. Sur le rallye Dakar en 1986, il &eacute;tait en train de lui adapter en fran&ccedil;ais la chanson <i>The Face</i> (1984), qu'il avait compos&eacute;e pour Frida (ex-ABBA) deux ans auparavant.</p>
<p>En 1977, il rencontre Linda Lecomte, jeune Montoise programmatrice musicale &agrave; la RTBF, lors de la promotion de son album <i>Les Aventures de Simon et Gunther&hellip;</i> Linda lui inspire les titres <i>Love Linda</i> et <i>Rougeag&egrave;vre</i> (1979). Daniel Balavoine partage alors sa vie entre Mons et la banlieue parisienne. Elle participera aussi &agrave; l'&eacute;criture de quelques chansons pour Catherine Ferry dont <i>Bonjour Bonjour</i> (1982) et <i>Vivre avec la Musique</i> (1984). Le chanteur met brutalement fin &agrave; cette relation en 1982.</p>
<p>C'est au cours d'une manifestation en 1981 qu'il rencontre sa derni&egrave;re compagne et m&egrave;re de ses deux enfants, Corinne Barcessat (dite Coco Balavoine), alors attach&eacute;e de presse. Balavoine navigue alors entre Biarritz et sa maison rue F&eacute;lix &agrave; Colombes. De cette relation, officialis&eacute;e lors de l'enregistrement de <i>Vendeurs de larmes</i> qui se d&eacute;roule en <time class="nowrap" datetime="1981-12" data-sort-value="1981-12">d&eacute;cembre 1981</time>, na&icirc;tront deux enfants&nbsp;: J&eacute;r&eacute;mie (1984), &agrave; qui il d&eacute;die la chanson <i>Dieu que c'est beau</i>, et Joana (1986), n&eacute;e cinq mois apr&egrave;s la mort du chanteur. Daniel Balavoine &eacute;crira <i>L'Aziza</i> (1985) en hommage &agrave; Coco, juive marocaine &agrave; Casablanca. Elle est aujourd'hui mari&eacute;e au r&eacute;alisateur de t&eacute;l&eacute;vision Serge Khalfon (avec qui elle a eu deux autres enfants). Son fils J&eacute;r&eacute;mie Balavoine est devenu musicien. Sa fille Joana est chanteuse du groupe de musique Gentle Republic. Pour la premi&egrave;re fois, en 2016, Joana Balavoine parle de son p&egrave;re dans un documentaire-&eacute;v&eacute;nement qui lui est consacr&eacute;&nbsp;: <i>J&rsquo;me pr&eacute;sente, je m&rsquo;appelle Daniel</i>. En 2021, elle fait part de son combat contre la drogue dans une bande dessin&eacute;e, <i>Les Lions endormis</i>, publi&eacute;e aux &eacute;ditions Grand Angle.</p>
<h2 data-mw-anchor="Prises_de_position_et_pol&eacute;miques" data-mw-fallback-anchor="Prises_de_position_et_pol.C3.A9miques" data-mw-wikitext="">Prises de position et pol&eacute;miques</h2>
<h3 data-mw-anchor="Sur_la_jeunesse_face_&agrave;_Fran&ccedil;ois_Mitterrand" data-mw-fallback-anchor="Sur_la_jeunesse_face_.C3.A0_Fran.C3.A7ois_Mitterrand" data-mw-wikitext="">Sur la jeunesse face &agrave; Fran&ccedil;ois Mitterrand</h3>
<p>Il fait sensation le <time class="nowrap" datetime="1980-03-19" data-sort-value="1980-03-19">19 mars 1980</time>, lors d'un d&eacute;bat au journal de midi sur Antenne 2 au cours duquel il prend &agrave; partie Fran&ccedil;ois Mitterrand (encore dans l'opposition et premier secr&eacute;taire du Parti socialiste) et par la m&ecirc;me occasion les journalistes pr&eacute;sents sur le plateau, les accusant d'ignorer les probl&egrave;mes de la jeunesse dans une tirade rest&eacute;e c&eacute;l&egrave;bre. Les m&eacute;dias l'&eacute;rigent alors en porte-parole de cette m&ecirc;me jeunesse, un r&ocirc;le qu'il r&eacute;fute et dont il d&eacute;sirera toujours se d&eacute;faire estimant que ce n'&eacute;tait pas du tout son intention. Il devient n&eacute;anmoins un invit&eacute; incontournable des &eacute;missions-d&eacute;bats, devenant un &laquo;&nbsp;bon client&nbsp;&raquo; aux yeux des m&eacute;dias. Apr&egrave;s cette intervention, il est catalogu&eacute; comme chanteur engag&eacute; dans l'esprit du grand public.</p>
<h3 data-mw-anchor="Diatribe_antimilitariste_lors_de_la_guerre_du_Liban" data-mw-wikitext="">Diatribe antimilitariste lors de la guerre du Liban</h3>
<p>Le chanteur est l'invit&eacute; de l'&eacute;mission d'information <i>7 sur 7</i> le <time class="nowrap" datetime="1983-10-23" data-sort-value="1983-10-23">23 octobre 1983</time>, jour de l'attentat du Drakkar au Liban o&ugrave; son fr&egrave;re Yves &mdash; militaire &mdash; est bas&eacute;. Il lance sous le coup de l'&eacute;motion&nbsp;: <span>&laquo;&nbsp;J'emmerde les anciens combattants&nbsp;!&nbsp;&raquo;</span>; phrase adress&eacute;e &agrave; tous ceux qui souhaitent &agrave; la jeunesse <span>&laquo;&nbsp;une bonne guerre&nbsp;&raquo;</span>. Il poursuit avec v&eacute;h&eacute;mence et col&egrave;re dans une diatribe profond&eacute;ment antipolitique et antimilitariste. Son propos fait scandale et deux semaines plus tard, il s'explique publiquement dans une &eacute;mission de Michel Drucker, ce qui n'emp&ecirc;che pas l'annulation de certains de ses concerts du fait de manifestations d'anciens combattants, notamment &agrave; Avignon.</p>
<h3 data-mw-anchor="Philosophie_politique" data-mw-wikitext="">Philosophie politique</h3>
<p>En bon ami, il soutient &agrave; l'&eacute;poque la candidature de Coluche &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 1981. Apr&egrave;s le retrait de ce dernier, Fran&ccedil;ois Mitterrand lui demande de se joindre &agrave; sa campagne. Balavoine, sensible aux id&eacute;es de gauche, chante dans la premi&egrave;re partie de ses meetings pendant quelques semaines avant de se r&eacute;tracter, refusant ce qu'il estime &ecirc;tre une r&eacute;cup&eacute;ration politique. Il d&eacute;clarera plus tard&nbsp;: <span>&laquo;&nbsp;Je ne fais pas de politique, je fais du sentiment politique&nbsp;&raquo;</span>.</p>
<h2 data-mw-anchor="Le_style_Balavoine" data-mw-wikitext="">Le style Balavoine</h2>
<h3 data-mw-anchor="Les_textes" data-mw-wikitext="">Les textes</h3>
<p>Son &eacute;criture, engag&eacute;e par les sujets trait&eacute;s, brosse le portrait de facettes sensibles de la soci&eacute;t&eacute; : c&eacute;l&eacute;brit&eacute;, divorce, enfance, argent et r&eacute;ussite sociale, travail, guerres, drogue, torture, politique, amour, tol&eacute;rance et racisme, drames humanitaires, vie et mort,&nbsp;<abbr class="abbr" title="et cetera">etc.</abbr></p>
<p>Il inclut dans une grande majorit&eacute; de ses chansons la notion d'espoir au sein d'un environnement d&eacute;sesp&eacute;rant : <i>Vivre ou survivre</i> et <i>Tous les cris les SOS</i> illustrent bien cette id&eacute;e, autant textuellement que musicalement. Balavoine est fr&eacute;quemment montr&eacute; comme appartenant &agrave; une certaine mouvance romantique.</p>
<h3 data-mw-anchor="Compositions" data-mw-wikitext="">Compositions</h3>
<p><span>&laquo;&nbsp;Je ne fais pas de la vari&eacute;t&eacute;, cela n'a rien &agrave; voir avec la musique de Michel Sardou&nbsp;&raquo;</span>, r&eacute;sumait Daniel Balavoine.</p>
<p>Durant toute sa carri&egrave;re, il n'a de cesse de bl&acirc;mer les critiques rock qui, &agrave; son sens, censurent son statut de &laquo;&nbsp;rockeur&nbsp;&raquo; et ne reconnaissent pas &agrave; part enti&egrave;re son travail, ou tout simplement ne consid&egrave;rent pas sa musique comme &eacute;tant du rock/pop. Cette qu&ecirc;te permanente de reconnaissance artistique fut plus ou moins r&eacute;compens&eacute;e en 1984, ann&eacute;e o&ugrave; l'&eacute;mission <i>Les Enfants du rock</i> lui consacre un portrait. Il gardera toutefois une profonde amertume envers cette presse sp&eacute;cialis&eacute;e. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles il voulait partir en Angleterre, avec l'ambition de fonder un groupe de rock qui lui aurait ass]]></content:encoded>
    </item>
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